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Venez nombreux à l'Assemblée Générale de la SFCP le 12 novembre
Chers amis et collègues Radiothérapeutes de la SFCP, L'heure est grave....
Au moment où s'ouvrent les "fenêtres" de demande d'autorisation de traitement du cancer par la radiothérapie (oui…, nous devons demander poliment l'autorisation de continuer de faire ce que nous faisons depuis plus de 20 ans !), les décrets concernant les critères opposables sont parus le 15 août (!) au J.O. La mesure phare (outre le renforcement de la 'sécurité' par la dosimétrie in vivo et le logiciel de 2e calcul) est l'obligation pour le radiophysicien d'être présent pendant toute la durée des traitements.
Toutes les instances concernées, à commencer par l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) elle-même, par la voix de son directeur Mr Lacoste, expliquent qu'il faudra 8 à 10 ans pour former suffisamment de PSPRM (Personne Spécialisée en RadioPhysique Médicale) pour satisfaire cette obligation (qui tout le monde le reconnaît d’ailleurs, n'a aucun sens, les incidents ou accidents de radiothérapie étant, dans la grande majorité des cas, indépendants de la présence ou non sur place du radiophysicien ! ). En effet, compte tenu de l'amplitude des plages horaires de traitements, un calcul simple montre que tous les centres de radiothérapie devront avoir 3 PSPRM minimum, ce qui est impossible actuellement. La tutelle, consciente du problème, accorderait un délai de 24 à 36 mois après l'obtention de l'autorisation de traitement par radiothérapie, pour satisfaire à cette obligation … faute de quoi nous pourrions voir débarquer les "contrôleurs"de l'ASN à tout moment (le matin tôt et le soir tard) pour nous infliger des PV de mauvais radiothérapeutes.
Il faut donc réagir et faire reculer les dates butoirs de 3 ou 4 ans. Mais n'est ce pas là le job du SNRO ? Ne doit il pas défendre la radiothérapie et la radiothérapie libérale en particulier ? Englué dans ses négociations, depuis des années, avec le ministère, dans l'attente d'une hypothétique T2A ( via le passage bureaucratique en « Etablissement de Santé »), il ne bouge pas une oreille. Il n'a rien dit lorsque la presse, informée par le ministère, a stigmatisé 10 centres, menacés de fermeture immédiate pour manque de PSPRM. Il ne bouge toujours pas vis à vis de l'avalanche de contraintes et procédures en tout genre supervisées par le Grand inquisiteur ASN.
C'est pourquoi vous devrez être nombreux lors de l'AG du SNRO qui aura lieu le mercredi 12 novembre 2008 dans le cadre du congrès de la SFRO, afin d'exiger un changement de politique et surtout de communication à l'attention du grand public en expliquant la place essentielle de la radiothérapie libérale dans la prise en charge de plus de la moitié des patients, ses qualités d'efficacité, de rapidité de prise en charge, évitant jusqu'à présent la formation de liste d'attente, son professionnalisme lui ayant évité tout incident ou accident grave…, le tout avec une valorisation moitié moindre que la radiothérapie du secteur public. Il est temps de montrer les dents, de venir nombreux à l’AG et éventuellement de faire acte de candidature pour que l’on soit bien représenté.
Le Bureau de la SFCP |
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